Fantaisie·LIVRES

LA FIN DES TEMPS de Haruki Murakami

La fin des temps

Existe en poche chez Points

626 pages

Pays : Japon

L’histoire :

Le narrateur, un informaticien de très haut niveau, qui effectue des missions spéciales, apporte un jour sa collaboration à un vieux savant dont le laboratoire se situe dans les sous-sols obscurs d’un immeuble. Dès lors, il est entraîné dans une aventure terrifiante. Parallèlement à ce Hard-boiled wonderland, interviennent en alternance les chapitres de La Fin des temps : le narrateur se trouve prisonnier d’une ville onirique, peuplée de licornes au pelage doré.

Mon avis :

Comme souvent chez Murakami, nous suivons deux histoires en parallèle. Deux destins d’hommes, l’un vivant dans le Pays des Merveilles sans merci et l’autre dans la Fin du monde. L’auteur va jouer énormément sur la ressemblance entre les héros, entre ce qui leur arrivent, les personnes qu’ils rencontre, il y a un vrai parallèle entre les deux qui est extrêmement troublant. On se demande pendant tout le livre à quel point ils sont liés et jusqu’où l’auteur va pousser les ressemblances.

Le récit commence avec le héros qui se rend à un rendez vous, il doit passer par un ascenceur tellement lent qu’il se demande si il monte ou il descend, il rencontre une jeune fille très spéciale qui ne s’habille que de rose. Les descriptions nous montre un lieu futuriste mais très proche de notre réalité actuelle, l’auteur nous fait croire à ce monde, à le rendre ultra réaliste grâce à de nombreuses citations culturelles : des auteurs français et russes, la lecture du Rouge et du Noir, des musiques de Bob Dylan…
Murakami est un auteur qui aime troubler son lecteur. Il l’intrigue, l’accroche et l’amène là où il a envie. On ne peut que se laisser transporter par la plume de l’auteur, on se laisse voyager en abandonnant complètement les armes.

Haruki Murakami est un auteur que j’ai découvert avec la trilogie 1Q84, que j’avais énormément énormément adoré. J’avais hâte de lire un autre de ces romans mais je ne savais pas trop par quoi commencer. Le destin a fait que je suis tombé sur ce livre dans une brocante donc je me suis jetée dessus. Et je ne suis pas déçue du voyage, j’ai retrouvé dans La fin des temps, tout ce que j’avais aimé dans 1Q84, des héros qu’on a du mal à aimer mais qu’au final on a du mal à abandonner, un monde mélangeant réalisme et onirisme, les thèmes des relations humaines, de l’art, de la création, de la science. Si vous avez aimé 1Q84, vous aimerez La fin des Temps et vice versa.

Je vous laisse avec une citation de La fin des Temps :

Pourtant, si j’avais pu recommencer ma vie, aucun doute, j’aurais mené exactement la même. Parce que ma vie – cette vie faite d’une succession de pertes – c’était moi même. Je n’avais pas d’autre chemin pour devenir moi-même. Même s’il fallait pour cela abandonner toute sortes de gens et que toutes sortes de gens m’abandonnent, même si je devais effacer ou limiter les beaux sentiments, les caractères sublimes et les rêves, moi, je ne pouvais pas devenir autre chose que moi-même.

Note : 9/10

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